De l’ombre à la lumière - 1
Voir le bien en soi pour s’élever vers Hachem
« Il faut se renforcer comme un lion pour se lever tôt le matin pour le Service divin de son Créateur, et on doit être celui qui réveille l’aube ».
Note : “Je mets l’Éternel devant moi toujours” – c’est un principe fondamental dans la Torah, etc. » (Shoul‘han ‘Aroukh, Ora‘h ‘Hayim, section 1, paragraphe 1).
I
Car il est écrit dans les paroles de notre maître z”l1 (dans la leçon 282) :
Lorsqu’une personne commence à s’examiner et constate qu’elle est très éloignée de l’Éternel béni soit-Il, qu’elle est remplie de fautes et de nombreuses imperfections, et qu’il lui semble être éloignée de tout bien2, alors elle doit chercher, demander et trouver en elle-même quelque chose de bon. Car comment serait-il possible qu’elle n’ait jamais accompli un acte bon de toute sa vie ?
Même si elle constate que le peu de bien qu’elle a accompli est rempli de défauts, car il est mêlé à de nombreuses impuretés, malgré tout, il est impossible qu’il n’y ait pas en elle, au moins, un point positif.
De même, elle doit chercher et trouver en elle encore un autre aspect positif. Et même si ce bien est lui aussi mêlé à de nombreuses impuretés, malgré tout, il contient au moins un point positif. Ainsi, elle doit continuer à chercher et à découvrir en elle d’autres points positifs.
En se jugeant favorablement, en trouvant encore en elle des points positifs, malgré tout ce qu’elle a pu faire ou abîmer, elle parvient ainsi à sortir véritablement du sentiment de culpabilité pour entrer dans celui du mérite. Par ce biais, elle peut mériter de parvenir à la téchouva (le repentir).
C’est ce qui correspond au verset (Psaumes 37 :10) : « Encore un peu, et le méchant ne sera plus, etc. »3 Par ce « encore un peu » où cette personne n’est pas méchante, grâce à cela : « tu observeras, etc. » (se réfèrer à ce verset).
Grâce à cela, elle peut se réjouir. Alors, elle pourra prier, et c’est ce qui correspond au verset (Psaumes 146 :2) : « Je veux (...) chanter mon Dieu tant que j’existerai. » Par ce « encore un peu » qu’elle trouve en elle-même, elle peut chanter et remercier Hachem.
Ainsi se forment les mélodies4, car les mélodies naissent en séparant un esprit positif d’un esprit abattu, etc. C’est pourquoi il est écrit précisément : « Je chanterai »5 (אֲזַמְּרָה), faisant allusion aux mélodies, etc6.7
De même, il faut juger les autres favorablement. Même pour ce qui concerne un méchant accompli, il faut chercher et trouver en lui un point positif, etc., etc. (se référer à la leçon de Rabbénou).
La personne qui est capable d’agir ainsi, qui peut trouver un point positif même chez les pécheurs d’Israël, celle-ci peut devenir ‘hazzan (officiant) et prier devant l’assemblée, etc (se référer à la leçon de Rabbénou).
Sachez que chacun des justes de la génération construit un sanctuaire8. C’est de là que les enfants des écoles9, dont le souffle est exempt de péché, reçoivent [leur influence]. C’est pour cela qu’ils commencent [leur étude de la Torah] par le Lévitique, etc (se référer à la leçon de Rabbénou).
Lorsque ces ennemis dominent l’homme, Dieu nous en préserve, ils tentent de le faire tomber complètement, comme s’il n’y avait plus d’espoir pour lui.
C’est le juste qui peut recueillir tout le bien trouvé en chacun d’entre nous. Il connaît tous les aspects relatifs à ce sujet des sanctuaires mentionnés, que les justes construisent, car c’est de là que les enfants, dont le souffle est exempt de péché, reçoivent [leur influence], etc., etc. (se référer à la leçon de Rabbénou, tout cela est bien expliqué).
II
Cela correspond à la notion du « réveil du sommeil », car lorsqu’une personne prend conscience qu’elle est éloignée de l’Éternel béni soit-Il, cela correspond à la notion de « sommeil », l’une des soixante-dix formes de mort mentionnées dans Brachot 57b. Cependant, lorsqu’elle cherche, demande et trouve en elle-même un point positif, elle ravive et réjouit son âme, s’éveillant ainsi à l’accomplissement du service divin. Cela correspond au « réveil du sommeil ».
Cela s’illustre dans le verset (Psaumes 3:2) : « Seigneur, que mes ennemis sont nombreux ! Beaucoup se dressent contre moi », ce qui désigne les ennemis de l’âme, à savoir les fautes et imperfections qui sont les principales difficultés de l’homme. Lorsque ces ennemis dominent l’homme, Dieu nous en préserve, ils tentent de le faire tomber complètement10, comme s’il n’y avait plus d’espoir pour lui. Cela correspond au verset suivant (ibid. 3:3) : « Beaucoup disent à mon sujet : “Il n’a point de secours à attendre de Dieu.” Sélah ! », signifiant que la personne se trouve alors dans un état de « sommeil », comme expliqué précédemment. Cela trouve un écho dans (ibid. 3:6) : « Je me couche et m’endors », car cet état également représente le « sommeil » spirituel.
Mais en réalité, l’homme ne doit pas se laisser submerger par le désespoir. Il doit se renforcer et se réveiller de ce sommeil en s’appuyant sur la petite part de bien qu’il trouve encore en lui-même, comme mentionné plus tôt. Cela s’illustre dans le verset suivant (Psaumes 3:5) : « Puis je me réveille, car l’Éternel me soutient », c’est-à-dire qu’en trouvant en lui-même un point positif, il se réveille de son sommeil, car il ne perd pas l’espoir en lui-même. Ce point positif qu’il découvre en lui-même est une forme de divinité, car tout le bien provient de Lui11, béni soit-Il.
La Torah, Israël et le Saint, béni soit-Il, sont unis en un seul (Zohar, Parachat Acharei, page 70a). Lorsqu’il y a, au sein du Peuple d’Israël, un point positif – qu’il s’agisse d’un commandement ou d’une bonne action – ce bien devient une unité totale avec Dieu, béni soit-Il, car « Hachem est bon pour tous » (Psaumes 145:9), comme il est écrit (Psaumes 34:9) : « Sentez et voyez que Hachem est bon ». Tout le bien qui existe, où qu’il se trouve, provient de Lui, béni soit-Il. Ce point positif que je trouve en moi-même, qui est une manifestation de « Hachem est bon pour tous », me soutient et me réveille de mon sommeil.
Ainsi, comme le dit le verset (Psaumes 3:7) : « Je n’ai point peur des myriades de gens qui sont campés autour de moi », c’est-à-dire des milliers de fautes et de péchés qui cherchent à me faire tomber ; je n’ai plus peur d’eux. Car, en trouvant en moi-même ce petit point positif, je me réveille de mon sommeil et je passe véritablement du côté de la faveur divine. Cela me permet de mériter la repentance.
En effet, tout le mal est repoussé par un peu de bien trouvé en soi, et cela vivifie et élève l’individu, car une petite lumière chasse une grande quantité de ténèbres, comme il est bien connu.
Cela se reflète dans le verset (Psaumes 139:18) : « Quand je me réveille, je suis encore avec Toi », car ce « encore un peu » en moi, ce point positif mentionné précédemment, fait écho au verset (Psaumes 146:2) : « Je veux chanter mon Dieu tant que j’existerai ». Cela signifie que mon « encore un peu » reste toujours avec Toi, comme expliqué précédemment. Grâce à cela, « je me réveille », car cela représente l’éveil du sommeil, comme mentionné plus haut.
(Ora’h ‘Haïm – Lois du lever du matin, Halakha 1, Liqouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)
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