Liqouté Halakhot - Rabbi Nathan de Breslev

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De l’ombre à la lumière - 6

Le sanctuaire intérieur de la prière

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David Trauttman
avr. 07, 2026
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IX

Ensuite, on récite les bénédictions du Chema Israël, où l’on bénit Hachem pour le renouveau quotidien de la Création, comme il est dit : « Qui, dans Sa bonté, renouvelle chaque jour constamment l’œuvre de la création. » Cela correspond à l’œuvre du Mishkan (Tabernacle), qui a été construit à partir de cette bonté mentionnée précédemment. Car, comme il est enseigné, « la structure du Mishkan reflète la structure de l’œuvre de la Création », comme expliqué plus haut.

Là réside l’essence de la réparation de la prière, comme il est écrit (Isaïe 56:7-8) : « Car Ma maison sera dénommée Maison des prières pour toutes les nations. Parole du Seigneur, de l’Eternel, qui rassemble les dispersés d’Israël... »1 Car l’essence de la construction du Temple est que le Saint béni soit-Il rassemble les dispersés d’Israël », en trouvant même chez ceux qui sont éloignés et perdus des aspects positifs et en les rassemblant vers la Sainteté. Grâce à cela, le bien se rassemblera au moment de la venue du Rédempteur2, rapidement dans nos jours. Grâce à cela, le Temple sera reconstruit, comme il est dit « Cette belle montagne ». Là réside l’essence de la réparation de la prière, car l’essence de la prière ne se réalise que par cela, par la révélation de ces points positifs.

C’est pourquoi, avant la prière, on récite les sacrifices et Pessouké Dezimra, afin de clarifier les points positifs, comme expliqué précédemment. De cela naissent des mélodies et des chants. Ensuite, on construit à partir de cela un Tabernacle, car c’est là que réside l’essence de la correction de la prière. Cela correspond aux bénédictions de la prière du Shema, qui sont une expression des Palais de Sainteté (Zohar, Pékoudé 265b), autrement dit une expression du Tabernacle, du Temple, et des Palais de Sainteté.

C’est pourquoi nous disons alors : « Et dans Sa bonté, Il renouvelle chaque jour l’œuvre de la Création », car « la représentation du Tabernacle est comme la représentation de l’œuvre de la Création », comme mentionné précédemment.

En se basant sur le concept du Tabernacle, on reçoit alors les enfants, dont les paroles sont exemptes de péché. Cela correspond à la lecture du Shema, comme il est écrit (Deutéronome 6:7) : « Tu les inculqueras à tes enfants… »3, et (Deutéronome 11:19) : « Enseignez à vos enfants, en les répétant… »4, car l’essence de la lecture du Shema est de clarifier le bien, comme cela a été mentionné précédemment.

Grâce à cela, le Saint Béni soit-Il et Sa Shekhina (Présence divine) s’unissent5 par l’élévation des Mayin Noukvin. Cela conduit à ce que la Shekhina se pare, pour ainsi dire, comme il est dit : « Vois dans quoi Il a créé cette créature pour Toi » (Zohar Vayiqra 13)6.

Tout cela se produit parce que l’on extrait des points positifs, même chez les transgresseurs d’Israël. Cela correspond à l’élévation de Man7 – élever la Sainteté depius les profondeurs des kelipot (forces du mal). Grâce à cela, la Shekhina se pare de plus en plus, car c’est ainsi que réside la gloire du Saint Béni soit-Il, comme notre maître8 l’a écrit plusieurs fois (§ 10:14). Il est écrit dans le Zohar (Yitro 59b) : « Lorsque Yitro vint, alors, précisément, le nom du Saint Béni soit-Il s’éleva et s’embellit, en haut et en bas ».

En effet, c’est précisément lorsque les points positifs, situés très en bas, sont élevés et sublimés que la Shekhina se pare de plus en plus, pour ainsi dire9. Grâce à cela, le Saint Béni soit-Il et Sa Shekhina s’unissent, ce qui correspond à l’expression « L’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un »10, comme cela est bien connu. Cela renvoie également à ce qui est écrit (Exode 26:6) : « Et le Tabernacle sera un », c’est-à-dire que toutes les points positifs sont inclus dans l’unité de Sa Sainteté.

Lorsqu’on juge une personne de manière favorable, on découvre en soi-même des points positifs. Par ce biais, on se réveille du sommeil spirituel.

C’est à ce moment que l’on commence à prier la Amida (Chemoneh Esré), en récitant : « Seigneur, puisses-Tu m’ouvrir les lèvres… »11 En effet, grâce à tout ce qui précède, précisément à travers cette préparation, on peut prier en extrayant le bien et en construisant un Mishkan, comme mentionné précédemment. Ainsi, il devient possible d’ouvrir la bouche pour parler, car cela symbolise l’élévation du bien qui atteint la dimension de la parole. C’est pourquoi l’on demande alors : « Seigneur, puisses-Tu m’ouvrir les lèvres… »

X

Cela correspond au concept de l’habillement. En effet, lorsqu’on s’habille, il est nécessaire de tenir le vêtement du côté droit12, et il convient toujours de privilégier la droite par rapport à la gauche (cf. Shoulchan ‘Aroukh, Orach Chaim, Siman 2, Sif 4, Magen Avraham Sif Katan 3). Cela reflète le fait que l’aspect essentiel des choses repose sur le côté droit.

Cela signifie que, lorsqu’on juge une personne de manière favorable, on découvre en soi-même des points positifs. Par ce biais, on se réveille du sommeil spirituel, comme mentionné précédemment. Grâce à cela, les vêtements sont créés pour habiller notre âme, car jusqu’à présent, celle-ci était nue. Tant que le bien n’avait pas été révélé, l’âme restait dans l’état de sommeil spirituel.

Cela correspond à la bénédiction de « Malbish aroumim » que l’on récite le matin13, comme il est écrit14. Grâce aux points positifs qui se révèlent, correspondent à (Isaïe 49 :3) : « Israël, c’est par toi que je me couvre de gloire »15, le Nom béni soit-Il se glorifie, pour ainsi dire, comme mentionné ci-dessus. Par cela, des vêtements sont créés, correspondant à des vêtements de beauté et de gloire.

Cela fait référence aux tsitsit et aux tefillines16, qui sont des vêtements de l’âme, comme il est dit : « Car c’est là sa seule couverture (de l’âme), c’est le vêtement de son corps » (Exode 22:27). Le Zohar (Bereshit 23) explique que cela se rapporte aux tsitsit et aux tefillines, qui sont réalisées à partir des points positifs clarifiés durant la nuit17 dans l’aspect mentionné ci-dessus, comme il est expliqué dans les livres.

Il s’avère que l’essence des vêtements, qui sont des vêtements de prestige, l’unité des Couleurs18, est réalisée à partir de ces points positifs, représentant l’unité des Couleurs, comme mentionné précédemment. C’est pourquoi il est nécessaire de renforcer le Côté Droit au moment de l’habillage, car tout cela émane du Côté Droit, que l’on peut véritablement juger de manière favorable. Par cela, on fait émerger des points positifs, etc., et c’est ainsi que les vêtements sont créés, comme expliqué ci-dessus.

(Ora’h ‘Haïm – Lois du lever du matin, Halakha 1, Liqouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)

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