Liqouté Halakhot - Rabbi Nathan de Breslev

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De l’ombre à la lumière - 7

Éveiller le bien pour sortir de l’obscurité

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David Trauttman
avr. 12, 2026
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XI

Toutes les bénédictions du matin1 font allusion à cela : en louant le Saint Béni soit-Il qui Lui-même aide à découvrir des points positifs en soi, afin que chacun se réveille de son sommeil et de sa chute2.

Cela correspond au concept de «Qui a donné au cœur l’intelligence pour distinguer le jour de la nuit »3, car le point positif correspond au jour, tandis que le mal correspond à la nuit et à l’obscurité. Par le fait que l’on découvre en nous des points positifs, on sépare le mal, et ainsi, on fait la distinction entre le jour et la nuit. Cela correspond au concept de « distinguer le jour de la nuit ».

Cela correspond au concept de : « De ne pas m’avoir fait non-Juif... »4, car si l’on ne trouvait pas en soi-même un point positif, on pourrait complètement chuter, que Dieu nous en préserve, et on deviendrait un non-Juif, que Dieu nous en préserve. Cependant, par le fait que l’on s’éveille et se renforce grâce à l’aide du Saint Béni soit-Il pour découvrir en soi-même un point positif, comme mentionné précédemment, nous remercions et louons le Saint Béni soit-Il en disant : « De ne pas m’avoir fait non-Juif... ».

Cela correspond au concept de : « Qui donne la vue aux aveugles »5, « Qui libère les captifs »6, « Qui redresse les courbés »7, car au début, lorsque nous sommes dans notre sommeil et notre chute, nous sommes dans l’état d’un aveugle qui tâtonne dans les ténèbres. Alors, nous sommes réellement dans une prison, nous sommes courbés, etc. Mais maintenant, grâce au point positif que nous trouvons en nous-mêmes, par le fait que Dieu a ouvert nos yeux, qu’Il nous a libérés de nos entraves, redressés de notre courbure, etc, grâce à cela, nous méritons véritablement de sortir d’un sentimennt de culpabilité et de passer du côté du mérite, et de nous repentir comme mentionné précédemment.

Ainsi toutes les autres bénédictions8 font allusion à cela. C’est ce qui est sous-entendu dans la bénédiction qui se termine par : « Qui donne de la force à ceux qui sont fatigués »9. Hachem nous a donné la force malgré notre grande fatigue, afin que nous puissions nous réveiller de notre sommeil.

Cela renvoie à la bénédiction : « Qui éloigne le sommeil de mes yeux et l’assoupissement de mes paupières, »10. Tout cela s’accomplit grâce au ‘Hessed (Bonté), comme expliqué précédemment. C’est pour cela que la bénédiction conclut : « Qui accorde sa bienveillance... »11, car tout se fait par l’intermédiaire de la bonté, qui correspond au concept du matin d’Abraham12, par le fait que nous jugeons les autres d’une façon favorable, comme cela a été expliqué plus haut.

Amalek incarne la force de la Sitra A’hara (les forces du mal, opposées à la Sainteté), qui cherche à abattre les faibles parmi le peuple d’Israël, leur faisant croire qu’il n’y a plus d’espoir, à Dieu ne plaise.

XII

Cela correspond aux quatre parachiot13.

La Parachat Shekalim14 correspond au concept de la charité, car la charité est synonyme de (Michée 7:20) « À Abraham la bonté »15, lui qui a accordé la charité et la bonté envers le monde entier. Grâce à cela, il est possible de trouver des points positifs, comme mentionné ci-dessus.

Cela correspond à (Isaïe 41:2) : « La justice suivra ses pas »16, car par la charité, le bien peut être réveillé même lorsqu’il est tombé au niveau inférieur – ce qui correspond au concepts des pieds – comme il est dit dans (Ruth 3:7) : « Elle découvrit ses pieds et s’étendit. »17 Cela se retrouve également dans les paroles de Rabbénou18, que sa mémoire soit bénie, à un autre endroit (Liqouté Moharan I, § 17) : « La charité réveille le bien, même lorsqu’il est caché dans des endroits éloignés du Saint Béni soit-Il. »

Cela correspond aux shekalim (pièces de monnaie) qui étaient consacrés pour l’offrande du Tabernacle, car le Tabernacle fut construit à partir du bien rassemblé19, comme mentionné ci-dessus.

Ensuite, on lit la parasha Zachor20, correspondant à la guerre contre Amalek21, car c’est par ce moyen que l’on révèle le bien, comme mentionné ci-dessus. Grâce à cela, Amalek est vaincu22.

Amalek incarne la force de la Sitra A’hara (les forces du mal, opposées à la Sainteté), qui cherche à abattre les faibles parmi le peuple d’Israël, leur faisant croire qu’il n’y a plus d’espoir, à Dieu ne plaise. Ainsi, il est écrit (Deutéronome 25 :18) : « Il s’est jeté sur tous tes traînards par derrière, alors que tu étais alors fatigué, à bout de forces... »23 Il vise les faibles, les traînards, pour les faire tomber, à Dieu ne plaise. C’est ce qui est sous-entendu par « Il s’est jeté sur tous tes traînards par derrière... »24

Cependant, lorsqu’on mérite de trouver en soi-même un point positif, même au moment de la chute, à Dieu ne plaise, cela permet d’abattre Amalek.

C’est pourquoi, après la Parachat Shekalim, qui représente l’éveil du bien, tel que précisé précédemment, on lit la Parachat Zachor, car par ce biais, on soumet Amalek, comme expliqué ci-dessus.

Ensuite, on lit la Parachat Parah25, qui représente la techouva (repentir), conformément à l’interprétation (Bamidbar Rabba 19 :8) : « Que sa mère vienne et nettoie après son fils. »26 En effet, grâce aux points positifs que l’on parvient à trouver, le mal est soumis – ce qui correspond à Amalek – et, par ce biais, on mérite véritablement de faire techouva, comme mentionné plus haut.

Cela correspond à ce qui est écrit dans le Zohar (Houkat 280) : « Une vache rousse parfaite. Rousse – cela désigne un Jugement sévère (dina kashya). Parfaite – cela désigne un Jugement adouci (dina rafya). »27 Ainsi, selon le Zohar, lorsqu’on se trouve dans un état de Jugement sévère, où le mal prédomine, à Dieu ne plaise, il faut alors adoucir ce Jugement en trouvant en soi un point positif qui subsiste encore.

Cela correspond également au verset (Nombres 19:2) : « Sans aucun défaut, et qui n’ait pas encore porté le joug. »28 Le point positif (nekoudah tovah) se manifeste ici sous l’image d’une colombe parfaite, sans aucun défaut, car ce point est beau et pur. Cela rejoint aussi ce qui est dit dans le Cantique des Cantiques (1:5) : « Je suis noire, (...) mais belle… »29 illustrant comment la beauté peut émerger même de l’obscurité, à l’instar de la pureté retrouvée à travers la techouva, comme mentionné précédemment30.

(Ora’h ‘Haïm – Lois du lever du matin, Halakha 1, Liqouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)

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