Liqouté Halakhot - Rabbi Nathan de Breslev

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‘Hatsot, la Torah et le Kaddish - 2

La gloire qui renaît dans la nuit

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David Trauttman
juil. 19, 2026
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C’est pourquoi la réparation essentielle du sommeil se fait par la récitation du Shema au coucher, qui doit être dite avec une grande concentration, comme il est écrit dans les Kavanot du Arizal (Sha’ar haKavanot, discours sur la nuit, discours 7)1.

La récitation du Shema au coucher est une prière sous l’aspect du jugement (téfila bi-be’hinat din)2, ainsi que l’ont dit nos Sages (Berakhot 5a) : « Quiconque récite le Shema sur son lit, c’est comme s’il tenait dans sa main une épée à double tranchant. » L’essentiel est de se lier aux Tsadiqim de la génération, ceux qui possèdent cette grande force mentionnée plus haut, et qui sont capables de prier sous l’aspect du jugement.

Grâce à cela, on pourra se renforcer pour se lever à Hatsot (le milieu de la nuit), car l’essentiel du réveil à Hatsot dépend de la force des Tsadiqim mentionnés plus haut, qui sont capables de prier sous l’aspect du jugement. C’est de là que découle « cette flamme ardente de feu qui frappe les ailes du coq, etc. » (Zohar Lekh Lekha 77b), qui représente l’aspect des Gevourot (forces de rigueur)3. Par cet éveil, on se lève à Hatsot pour se lamenter sur la destruction du Temple.

Toutes les Kinot (élégies)4 relévent de l’aspect de la prière dans l’aspect du jugement (téfila bi-be’hinat din), car les pleurs et les lamentations sont en lien avec les Dinim (rigueurs divines). C’est pourquoi, dans ces prières, on adresse de nombreuses revendications à Hachem et on plaide avec Lui, ainsi qu’il est dit (Isaïe 63:15-17) : « Pourquoi, Hachem, nous laisses-Tu errer loin de Tes voies, et endurcis-Tu notre cœur pour qu’il ne Te craigne pas ? (…) Où est Ta jalousie et Ta vaillance ? Le frémissement de Tes entrailles et Ta miséricorde à mon égard se sont retenus ! » Ainsi que de nombreuses autres supplications.

C’est pour cela que l’on dit ensuite (Téhilim 24:7) : « Qu’Il entre le Roi de gloire !… »5 Car cette prière sous l’aspect du jugement constitue une réparation de l’intellect, correspondant au réveil du sommeil, comme mentionné précédemment. Par elle, on extrait de la Sitra A’hra toute la connaissance, toute la miséricorde, toutes les âmes et toutes les étincelles qu’elle avait englouties, jusqu’à faire naître des Ba’alei Téchouva (repentants) et des convertis, etc.

Cela correspond à ce qui est écrit dans les Kavanot (Pri Etz ‘Haïm, Sha’ar Tiqoun ‘Hatsot, chapitre 2) :

À ‘hatsot (le milieu de la nuit), au premier moment du sommeil, l’aspect de la Malkhout (Royauté divine) descend dans les mondes inférieurs, dans les profondeurs des kelipot (forces d’impureté), afin d’y extraire et d’élever toutes les âmes et toutes les étincelles qui y sont tombées et y ont été précipitées, etc., jusqu’à ce qu’à minuit, elle rugit – ainsi qu’il est écrit (Téhilim 42:2) : « Comme la biche soupire… »6 – ce qui correspond à tout ce qui a été dit précédemment.

Par tout cela, la Gloire divine se renforce et grandit, et c’est pourquoi nous prions abondamment à ce moment-là pour que vienne le Roi de gloire, en répétant cette demande plusieurs fois.

Tout cela est accompli grâce à l’œuvre des Tsadiqim dotés de puissance mentionnés plus haut, qui correspondent à ce qui est écrit (Téhilim 103:20) : « Des héros puissants, qui exécutent Sa parole… »7

Par ces âmes qui s’élèvent, la gloire de Dieu s’amplifie énormément, etc. C’est pourquoi, immédiatement après les kinot, qui correspondent à la prière sous l’aspect du Din (rigueur), comme mentionné plus haut, nous disons ensuite (Téhilim 24:7) : « Exhaussez, ô portes, vos frontons… et qu’Il entre le Roi de gloire… ». Car à ce moment-là, la révélation de Sa gloire atteint son apogée grâce au fait que l’on se lève à Hatsot par « cette flamme de feu qui frappe les ailes du coq », et que l’on récite les kinot sur la destruction du Temple. Tout cela découle de la prière sous l’aspect du Din du maître spirituel mentionné plus haut. Par tout cela, la Gloire divine se renforce et grandit, et c’est pourquoi nous prions abondamment à ce moment-là pour que vienne le Roi de gloire, en répétant cette demande plusieurs fois.

C’est cela : « Qui donc est ce Roi de gloire ? »8 (Téhilim 24:8). Cette question semble n’avoir aucune explication : quel est le sens de cette interrogation ? Qui est celui qui pose la question ? Qui est celui qui y répond ?

Mais tout cela relève du même principe mentionné plus haut : la Sitra A’hra, qui correspond à l’aspect de « Le serpent était rusé » (Bereshit 3:1), cherche constamment à s’intensifier pour dissimuler et occulter la gloire d’Hachem. Elle le fait en tentant de puiser du Da’at (connaissance), en renforçant la tentation mentionnée plus haut, et en annulant et troublant la prière, etc. Tout cela constitue une occultation de la Gloire divine. Car, de même que par la réparation mentionnée plus haut, on extrait sa vitalité de la Sitra A’hra et ainsi la gloire d’Hachem s’amplifie et s’exalte, de même, à l’inverse – à Dieu ne plaise –, lorsque ces forces prennent le dessus, la Gloire divine est cachée.

(Ora’h ‘Haïm – Lois du lever du matin, Halakha 5, Liqouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)

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