Hanouka et la sagesse du Tsadiq - 6
Préparer l’âme à la prière
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Cela correspond à l’aspect de la « main affaiblie », (voir là-bas1), qui représente la réprimande, laquelle, parfois, s’exprime sous une forme d’humiliation qui affaiblit le visage2. Comme il est écrit à propos d’Éli (I Samuel 3 :13), qui n’a pas réprimandé ses fils : « Il ne l’a pas réprimandée (ve-lo kiha bam)3. »4
Car les tefillines représentent les mo‘hin (facultés intellectuelles) (leçon 54)5. Elles constituent l’essence même de l’attraction de la perception de la divinité, mentionnée dans la Torah6 susmentionnée, dont le fondement est précisément l’aspect des tefillines, comme il est connu de ceux qui comprennent ces notions. En effet, les tefillines de la tête et de la main correspondent respectivement à la ‘Hokhmah ‘Ilaa (Sagesse suprême) et à la ‘Hokhmah Tata’a (Sagesse inférieure) (Zohar, Vaet’hanan 262). Cela correspond à l’aspect de la noirceur des tefillines7, en lien avec la noirceur mentionnée dans la Torah susmentionnée.
C’est pourquoi il faut nouer d’abord les tefillines de la main gauche, sur la « main affaiblie », afin d’attirer l’aspect de la réprimande. C’est par cela que se révèle la Mida de ‘Hessed (bonté), et ainsi, on sépare la Malhkout (Royauté), qui correspond à la ‘Hokhmah Tata’a (sagesse inférieure) mentionnée plus haut.
IX
C’est pourquoi il est interdit de s’essuyer avec la main droite, car c’est avec elle que l’on noue les tefillines (Shoulkhan Aroukh, Siman 3, Sé’if 10)8.
La matérialité de l’aliment, dans laquelle le mal s’attache, devient un rebut complet et est rejetée vers l’extérieur, car elle correspond aux sagesses extérieures et à l’hérésie, qui sont appelées « vomi et excrément ».
Les sagesses extérieures, qui entraînent l’hérésie, sont appelées « vomi et excrément ; pas un coin n’y échappe »9 (Isaïe 28:8)10. En effet, la nourriture donne la vie à l’homme et, par cela, éclaire son visage, lorsqu’il mange avec sainteté, comme il est écrit (Ruth 3:7) : « Il mangea et but, et fut d’humeur joyeuse. »11 Comme il est écrit ailleurs (Liqouté Moharan I, leçon 19).
L’essence même de la vitalité, qui correspond à l’éclat du visage reçu par la nourriture, provient de la dimension spirituelle de l’aliment, c’est-à-dire du bien qui est en lui, car c’est uniquement cela qui donne véritablement la vie à l’homme. Comme il est dit (Deutéronome 8:3) : « Car l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche d’Hachem, l’homme vit. »12 Mais la matérialité de l’aliment, dans laquelle le mal s’attache, devient un rebut complet et est rejetée vers l’extérieur, car elle correspond aux sagesses extérieures et à l’hérésie, qui sont appelées « vomi et excrément », comme mentionné plus haut.
C’est pourquoi il est dit (Berakhot 15a) : « Celui qui veut accepter sur lui le joug du Royaume des Cieux dans sa plénitude » – ce qui correspond à la ‘Hokhmah Tata’a (sagesse inférieure) mentionnée plus haut, qui est l’aspect de la Malkhout13, « qu’il se soulage, puis qu’il se lave les mains… » « Qu’il se soulage » – c’est-à-dire qu’il rejette l’excès, lequel correspond aux sagesses extérieures, comme mentionné plus haut. Ensuite, « qu’il lave ses mains » avec l’eau du ‘Hessed, pour attirer la bonté divine mentionnée plus haut. Par cela, la Royauté est purifiée et séparée des influences extérieures. (Voir à ce sujet dans les lois de la Sota, incluses dans les lois du Guitin, Halakha 4.)14
Ensuite, il faut mettre les tefillines, réciter le Kriat Shema et prier, car tout cela fait partie des réparations de la prière du matin, où tous les actes préparatoires – à savoir : le fait de se réveiller, se soulager, se laver ses mains, mettre les Tsitsit, mettre les tefillines, réciter le Kriat Shema, prier – tout cela vise l’élévation de la Malkhout, comme il est connu, car elle correspond à la ‘Hokhmah Tata’a (sagesse inférieure) mentionnée plus haut. C’est l’aspect de « Avraham institua la prière de Shacharit »15, comme il est dit dans la Torah susmentionnée (dans la section 6).
C’est pourquoi on ne s’essuie pas avec la main droite, car c’est avec elle que l’on noue les tefillines, qui sont la lumière de la Face divine. C’est de là que provient l’essence de la vitalité de la Royauté, qui s’élève et se purifie des influences extérieures, comme mentionné plus haut.
C’est pourquoi il est interdit de se soulager en direction de l’est et de l’ouest (Ora’h ‘Haïm, Siman 3, Sé’if 5), car cela fait face à Jérusalem, où se trouve le Beit
HaMikdash (Temple), et c’est là que réside l’essence de la lumière de la Face divine, comme mentionné plus haut.
(Ora’h ‘Haïm – Lois du lever du matin, Halakha 4, Liqouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)
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