Liqouté Halakhot - Rabbi Nathan de Breslev

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Hanouka et la sagesse du Tsadiq - 7

La lumière qui descend jusqu’à la maison

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David Trauttman
juin 09, 2026
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Cela correspond à ‘Hanouka1, car l’allumage des lumières de ‘Hanouka représente l’attirance de la perception de la divinité à travers les contractions (Tsimtsoumim2), d’où provient l’allumage de toutes les lumières et flammes de sainteté, comme il est dit dans le Zohar (Shmini 37a) : « Pour illuminer les chemins et allumer les lampes. »3

Ceci correspond aux tefillines mo‘hin, qui constituent l’essence même de la perception de la divinité, à propos de laquelle il est dit : « Et l’huile précieuse se répandra sur les sept branches de la Menora… ». L’attraction de la perception divine à travers les contractions (Tsimtsoumim) correspond à l’effusion de l’huile précieuse – « huile de l’onction sainte » (Exode 30:25), qui représente le Daat sacré, dans des réceptacles et des contractions. Ceux-ci sont comparés à l’huile, au récipient et à la mèche, qui servent de support à la lumière. Cette lumière provient de la perception de la divinité, d’où émanent toutes les lumières, car elle est la source de toute lumière, comme il est écrit (Psaumes 27:1) : « Hachem est ma lumière et mon salut. »4

Ceci correspond à l’intensité du miracle de ‘Hanouka, car à cette époque, le royaume impie de Yavan (Grèce)5 s’était dressé pour « leur faire oublier Ta Torah et les détourner… »6. En effet, le royaume de Yavan incarne essentiellement les sagesses extérieures, celles de la pensée grecque, car les Grecs s’étaient particulièrement investis dans la diffusion de ces sagesses dans le monde, comme il est connu (Vayikra Rabba 13:5)7. C’est cela qui constituait l’essence même de la domination de ce royaume impie, lequel appartient à l’ensemble des quatre empires ayant exercé leur emprise sur la Royauté de sainteté, comme mentionné plus haut.

C’est pourquoi cette période fut un temps de grande détresse, car ils voulaient faire complètement oublier la Torah par la domination des sagesses extérieures, qui sont à l’opposé de la Torah.

La Torah et les mitsvot constituent des mesures et des réceptacles permettant d’attirer, par leur intermédiaire, la perception de la divinité, comme mentionné plus haut. Or, ils voulaient faire oublier la Torah et les mitsvot en renforçant la domination des sagesses extérieures, qui représentent la royauté impie des quatre empires ayant prévalu sur la Royauté de sainteté, laquelle correspond à la ‘Hokhmah Tata’a mentionnée plus haut.

Plus la maladie est grave, plus le malade a besoin d’un maître éminent, d’un sage et d’un expert capable d’opérer des contractions prodigieuses, afin que la perception de la divinité puisse également l’illuminer.

Cela arrive également de nos jours, en raison de nos nombreuses fautes, où les épicuriens se renforcent et cherchent à répandre les sagesses extérieures dans le monde et à faire complètement oublier la Torah8. On le constate de manière évidente : quiconque se laisse entraîner par leurs voies finit par rejeter totalement le joug divin, se rase la barbe9 et les peot10, et boit du vin d’offrande idolâtre11, jusqu’à en arriver à un rejet total du joug divin, à Dieu ne plaise.

Mais l’Éternel, béni soit-Il, dans Sa grande miséricorde, a précédé le remède au coup et nous a accordé un miracle grand et merveilleux en ces jours-là, à l’époque de Mattathias, fils de Yo’hanan, le Grand Prêtre. Non seulement ils réussirent12 à soumettre et à infliger une grande défaite au royaume impie de Yavan, mais encore, par la force de ce miracle, ils attirèrent dans le monde une lumière spirituelle d’une portée extraordinaire pour les générations à venir. Grâce à cela, nous avons désormais la capacité d’attirer cette lumière chacun dans sa propre maison, c’est-à-dire la lumière de la perception de la divinité à travers les contractions mentionnées plus haut.

Cela correspond à la réparation expliquée dans la Torah mentionnée plus haut13 : plus la maladie est grave, plus le malade a besoin d’un maître éminent, d’un sage et d’un expert capable d’opérer des contractions prodigieuses, afin que la perception de la divinité puisse également l’illuminer, comme mentionné précédemment. Cet aspect nous est transmis à ‘Hanouka par l’intermédiaire des grands Tsadiqim d’une élévation spirituelle extraordinaire, qui ont institué l’allumage des lumières de ‘Hanouka14. Grâce à cela, il devient possible d’attirer cette illumination sur chacun, dans sa propre maison, quel que soit son niveau spirituel. En effet, il est expliqué dans les Kavanot de ‘Hanouka (Pri Etz ‘Haïm, ‘Hanouka, chapitre 4)15 que l’essence de ‘Hanouka est d’attirer une lumière prodigieuse qui contient toutes les unifications16, en la faisant descendre jusqu’en bas17, c’est-à-dire au-dessous de dix téfa’him18.

Car durant le Chabbat et les jours de fête, on allume des bougies de mitsva19, car c’est alors que s’accomplit l’élévation de la Malkhout, qui est la ‘Hokhmah Tata’a (sagesse inférieure) mentionnée plus haut, correspondant au « ner mitsva ». En effet, par la sainteté du Chabbat et des jours de fête, les kélipot (forces d’impureté), qui représentent les quatre empires, tombent, et la Royauté de sainteté s’élève d’entre elles. Alors, elle rayonne d’une grande lumière, ce qui correspond à l’allumage des lumières de Chabbat et des jours de fête, que l’on allume dans leur lieu propre, au moment de leur élévation.

(Ora’h ‘Haïm – Lois du lever du matin, Halakha 4, Liqouté Halakhot de Rabbi Nathan de Breslev)

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